Un peu d'histoire

Le 12 mai 1840, il fut décidé de créer la paroisse de St-Irénée. Celle-ci fut constituée en municipalité quinze années plus tard. St-Irénée devenait par la suite le centre d’attraction de Charlevoix.

Le site exceptionnel des résidences touristiques Le Sablon a été choisi par l’Honorable Joseph Lavergne, juge à la cour supérieure d’Ottawa et collègue de Sir Wilfrid Laurier, pour y construire en 1902 la «Villa des Sablons». Y ont défilé de nombreuses personnalités dont Sir Wilfrid Laurier, premier ministre de l’époque, Sir Rodolphe Forget, homme d’affaires et député de Charlevoix, et Sir Adolphe-Basile Routhier, juge et poète, auteur des paroles de notre hymne national, pour ne citer que ceux-là.

À la même époque, visiblement enchantés par ces lieux, Sir Rodolphe Forget et Sir Adolphe-Basile Routhier s’établirent dans son voisinage immédiat. Leurs propriétés ont été cédées en 1945 aux Petites Franciscaines de Marie de Baie Saint-Paul pour servir l’éducation des jeunes filles pendant plus de 30 ans. En 1977, un organisme sans but lucratif initié par le regretté Françoys Bernier a fait l’acquisition de ces propriétés pour en faire le Domaine Forget, l’Académie Internationale de Musique et de Danse réputée au-travers le monde. On peut lire sur le site internet du Domaine Forget que la Villa des Sablons, propriété du juge Lavergne avait été cédée également aux Petites Franciscaines de Marie en 1945. Toujours est-il que la Villa des Sablons a été acquise par la famille Jean-Guy Alain en 1986 pour en faire une auberge, l’Auberge des Sablons, reconnue comme un bijou du patrimoine bâti de Charlevoix.

histoire

L’auberge fut lauréate des Grands Prix du Tourisme en 1988 et 1991. En 1999, le chef cuisinier Alain Guillemant et sa conjointe Brigitte Dubois en sont devenus les propriétaires. Le 7 février 2003, les flammes ont mis fin à 101 années de précieux souvenirs et de confidences reçues par ses murs. Voici ce que rappelle l’historien Serge Gauthier à ce sujet : «C’est une bien triste nouvelle puisqu’elle constitue la disparition du dernier bastion de Saint-Irénée-les-Bains du début du siècle alors que le village était devenu le refuge des riches bourgeois canadiens français sous l’initiative de Sir Forget, le pendant du boulevard des Falaises à Pointe-au-Pic, occupé alors par les Anglais. La somptueuse résidence Gil’Mont (Forget), le domaine Haute-Rive (Routhier) et les bâtiments originaux du Domaine Forget (incendie en 1965) n’existent malheureusement plus. Il ne restait plus que les Sablons.»

Le présent complexe immobilier du Sablon, achevé de construire en 2008, a rompu avec la tradition d’hébergement avec restauration. Toutefois, il perpétue la vocation d’hébergement touristique plus que centenaire de St-Irénée, reconnue à l’international.